Le chemin de deuil

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Du lieu du décès au lieu de sépulture, le défunt suit un parcours dont la valeur symbolique en fait la richesse. Ces déplacements, d'étape en étape, préfigure ce que sera le chemin de deuil dans la durée. Vécue collectivement, chaque étape permet d'apprivoiser la mort, les rites aidant les vivants à prendre conscience de la réalité de la perte et par là, à se confronter à leur propre finitude. 

Les rites disent la valeur d'une vie et quelque chose de l'unicité de chaque personne. Simultanément, ils ouvrent le processus de séparation dans l'acte collectif de mémoire. Enfin, ils permettent d'inscrire la mort dans la société, de donner sa juste place au défunt et de ressouder la communauté des vivants. Les lieux choisis et le respect de l'ordre des étapes comptent pour que s'épanouisse l'effet consolateur des rites. 

L'étape de la vision du corps est la première. Elle est l'occasion d'une rencontre entre les vivants et le mort. La fermeture du cercueil est un moment douloureux: il faut abandonner le visage de quelqu'un qu'on aime. La prière de l'église, lors de cet adieu au visage, invite à être dans l'espérance que le défunt contemplera le visage du Seigneur et que ses proches le reverront auprès de Lui. 

Dans l'église s'organise un rassemblement ouvert, auquel tous ceux qui le souhaitent peuvent s'associer. La liturgie catholique des funérailles célèbre le mystère pascal de la mort de Jésus. En Lui, la mort n'est pas mortelle, mais devient passage vers la vie qui ne finit pas. 

Au cimetière, l'inhumation marque le détachement définitif des proches de la dépouille de leur parent défunt. Un lieu lui est affecté, un lieu de pélérinage où la mémoire de l'être aimé reste vive. Par l'inhumation, la remise à Dieu du défunt est accomplie. Il en est de même en cas de crémation lors du dépôt de l'urne dans une sépulture ou un columbarium. 
 

Au-delà des funérailles, le chemin de deuil se poursuit. la perte d'un être cher génère un temps de chagrin, de solitude, de cheminement intérieur. Chacun doit inventer de nouveaux repères et découvrir progessivement que le proche absent est présent dans sa vie.